Paule Kiénert

Paule, la maman de Janette

d'Lëtzebuerger Land du 17.10.2014

Avec son prénom plutôt chouette et son allure coquette, Janette promet de faire de sérieuses vaguelettes... Arrêtons là les rimes pour partir à la rencontre de ce nouveau magazine plein de fraîcheur, en kiosques depuis le 20 septembre. En couverture de ce premier numéro, une boxeuse prête à en découdre. Un message subliminal ? Paule Kiénert, directrice et rédactrice en chef de Janette, nous répond sans le savoir. « En mars dernier, je me suis retrouvée dans une situation un peu compliquée. J’ai dû rebondir rapidement et monter toute seule une nouvelle sàrl. pour m’en sortir. J’ai dû me battre pour y arriver, car personne ne m’a vraiment facilité la tâche », confie la créatrice et ex-gérante du magazine Bold.

Car si Janette est son nouveau bébé, Paule n’en est pas à son premier enfant. Après son école de commerce, cette nancéienne débarque au Luxembourg en 2005. Par hasard, elle décroche un job dans la presse et finit par s’occuper d’un peu de tout, de la régie pub à la rédaction d’articles. « On a plutôt la fibre entrepreneuriale dans la famille donc j’ai commencé à imaginer un nouveau magazine avec son nom, son concept, ses rubriques... Et, en association avec mes ex-partenaires, j’ai lancé Bold ». Pour Paule, l’aventure dure quatre ans. Mais en début d’année, des mésententes entre associées prennent le dessus et la jeune femme préfère partir, prendre un nouveau départ. « Aujourd’hui, Bold continue d’exister sans moi et au début, ça n’a pas été facile de tourner la page. Il y avait beaucoup d’affect dans ce projet », avoue-t-elle.

Mais quelques mois après sa démission, la jeune femme a vite voulu remonter sur le ring. Et après un été pour le moins studieux, la voilà déjà de retour, une Janette à la main. Et en solo cette fois, on ne l’y reprendra plus. « L’idée de ce nouveau magazine est partie d’un constat un peu égoïste : je suis une trentenaire et je ne me retrouve pas dans la presse luxembourgeoise. J’ai donc réfléchi à un petit nom sympathique. J’ai d’abord pensé à Paulette, en référence à mon propre prénom, mais j’ai vu que ça existait déjà en France. Alors j’ai opté pour Janette, que je trouve frais et léger. Puis est venue l’idée du concept, destiné à toutes ces femmes actives qui veulent s’épanouir en tant que telles, mais aussi gérer leur carrière, devenir mère, sortir, se faire plaisir avec ou sans leur ‘Jano’... D’où des rubriques consacrées au bien-être, à la layette, aux vacances, aux bonnes adresses du Luxembourg, mais aussi à la sexologie, une grande première dans le pays ! ».

Des innovations de ce genre, Paule en a un paquet. Ou plutôt une pochette, puisque la jeune femme a souhaité décliner son magazine en surfant sur la mode des box beauté, qui font un carton de l’autre côté de la frontière. « Sur abonnement, chacun peut recevoir une pochette Janette dans sa boîte aux lettres. Elles sortent en même temps que le magazine et contiennent des produits de beauté que nous avons testé au sein de la rédaction, mais aussi des bijoux de créateurs, des accessoires sympas voire des petites gourmandises qui sont ensuite à retrouver sur janette.lu, notre site Internet». Un site qui héberge aussi un blog, pendant numérique des neufs magazines annuels, alimenté au jour le jour par la rédaction de Janette. « Et dès la sortie du second numéro, les téléspectateurs pourront nous retrouver sur Air, ‘l’autre TV’, où nous proposerons en prime time une émission 100 pour cent féminine, avec des chroniques mode, culture, maman, mais aussi do it yourself ! ».

Distribué gratuitement dans plus de cent points de vente au grand-duché, Janette semble déjà avoir fait le plein de copines, le magazine ayant été adopté à l’unanimité par la communauté de blogueuses du pays, s’autoproclamant un peu partout #jesuisunejanette sur les réseaux sociaux. Il n’y a pas à en douter, Janette, ou plutôt Paule Kiénert, en a encore sous le pied. D’ailleurs, cela vous étonnera-t-il si l’on vous dit que dans la vie comme sur les circuits, c’est elle qui tient les manettes ? Oui, parce que Paule donne aussi dans le sport automobile, mais ça, on vous en parlera une prochaine fois...

Salomé Jeko
© 2017 d’Lëtzebuerger Land