Festival Discovery Zone

Restore Hope

d'Lëtzebuerger Land du 02.03.2012

Ils étaient tous là, dès mercredi soir, 29 février, pour le vernissage de Role / Play, l’exposition des magnifiques portraits de stars du cinéma de Fabrizio Maltese, au Ratskeller du Cercle Cité, qui sera le quartier général du festival Discovery Zone d’ici le 9 mars. Du directeur du Film Fund, Guy Daleiden, au producteur de la prochaine sitcom de RTL Télé Lëtzebuerg, Comeback, actuellement en cours d’écriture, Bernard Michaux (Lucil Films), en passant par tout ce que le Luxembourg compte de talents émergeants (ou reconnus) dans le domaine du cinéma, réalisateurs, scénaristes, chefs op’, monteurs, programmateurs, critiques ou historiens... Quelques mots de bienvenue de l’échevine à la Culture de la capitale, Lydie Polfer (DP) et de Guy Daleiden, des remerciements du photographe, qui apprécie ce « lieu d’exposition exceptionnel » et la voilà lancée, la deuxième édition du Festival du film de la Ville de Luxembourg – Discovery Zone. La vraie ouverture devait se faire soir, jeudi 1er mars, avec la projection de Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau.

Rien que la présence du microcosme des professionnels de la profession pour la préouverture, le grand nombre d’accréditations professionnelles, l’accompagnement médiatique ou le buzz des branchés autour d’événements spéciaux comme la nuit Bollywood au Ratskeller qui suivra la projection du délire filmique indien, Robot (Endhiran) de Shankar ce soir, prouvent que peu à peu, Discovery Zone regagne la confiance que son prédécesseur prétentieux, le festival Diractors, avait perdue dès sa première édition en 2007. Depuis l’année dernière, l’équipe autour du noyau dur Glady Lazareff, coordination générale, Alexis Juncosa, responsable programmation et relations publiques, et Nicole Dahlen, responsable jeune public, a pu être stabilisée – c’est essentiel dans un domaine où beaucoup de choses se jouent sur le relationnel –, le budget même consolidé à 350 000 euros, financé par la Ville (150 000), l’État (150 000) et des sponsors privés (50 000). Avec le Ratskeller du Cercle, les festivaliers auront un point d’ancrage, un lieu où ils peuvent se poser entre deux projections, qui sont éparpillées entre Utopolis, Utopia, la Cinémathèque, le Crazy Cinematographe dans la cour du Capucins, et même le Casino (pour une projection de documentaires sur le X, Artists in the backroom, ce soir 2 mars, dès 21h30) ou le Mudam, pour une projection brunch, dimanche, 4 mars dès 11 heures.

Un des points forts de Discovery Zone reste la programmation jeune public, enfants et adolescents, pour lesquels une douzaine de films, fictions, documentaires et animations, ont été sélectionnés, dont la traduction spéciale en luxembourgeois de De ganz grousse Bier, film d’animation danois de Esben Toft Jacobsen, qui sera montré en plusieurs versions linguistiques dimanche 4 mars. Des ateliers d’animation, de réalisation, d’écriture de scénario ou de critique de films ainsi que des visites de studio vont permettre aux jeunes entre six et 18 ans, de découvrir le monde et les métiers du cinéma.

La sélection de films documentaires est moins axée sur la guerre que l’année dernière, plus écologique peut-être – Into Eternity de Michael Madsen sur les déchets radioactifs, ou The Island President de Jon Shenk, sur Mohammed Nasheed, le désormais déchu président des Maldives, luttant pour des mesures politiques de ralentissement du réchauffement climatique et ainsi augmenter les chances de survie des îles de l’archipel face à la montée de la mer. Ou des films qui se consacrent à des phénomènes de société, comme la prostitution (Whores’ Glory de Michael Glawogger) ou la peine de mort (Into the Abyss de Werner Herzog). Puis il y a des nouveautés, avec désormais une compétition parmi les onze films de fiction de la sélection officielle, qui nous font faire le tour du globe, du Canada, en passant par l’Égypte ou la Grèce jusqu’en Australie et qui concourent pour un prix du jury. Et le festival sera clôturé par la soirée du Lëtzebuerger Filmpräis, qui aura lieu vendredi prochain, 9 mars, à Mondorf-les-bains. Le long-métrage de Paul Scheuer et Maisy Hausemer, D’Symmetrie vum Päiperlek, ne sera montré une première fois au public que la veille, le 8 mars, à 18h30 à Utopolis. Très attendue également la soirée de courts-métrages luxembourgeois, mardi 6 mars à 18h30 à Utopolis, qui est précédé par des rumeurs sur l’excellence des œuvres notamment de Myriam Muller (Le père, le fils... et Anna) ou de Govinda van Maele (En Dag am Fräien).

Voir aussi en page 24 ; informations et programmation sous www.discoveryzone.lu.
josée hansen
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