Pourquoi ne pas se laisser tenter par la Normandie ?

Made in Normandie

d'Lëtzebuerger Land vom 16.09.2016

Quelle meilleure période que la rentrée pour parler vacances ? Car il faut dire ce qui est, septembre est épuisant. Après deux mois d’hibernation estivale, l’effervescence reprend au sein du pays et en moins de temps qu’il faut à votre bronzage pour disparaître, vous vous retrouvez déjà la tête sous l’eau… mais bien loin de l’océan. Si la reprise de l’école peut rimer avec soulagement pour certains parents, le retour au bureau comme celui des embouteillages vous fera sans doute vite oublier les bienfaits de vos congés. Bref, c’est ce qu’on disait : le moment idéal pour songer à une prochaine escapade… et comme la vie est bien faite, les vacances de la Toussaint sont là pour ça.

Pourquoi ne pas se laisser tenter par les embruns iodés de la Normandie ? À six heures de route de la capitale luxembourgeoise, cette région de France offre aux visiteurs en quête d’authenticité et de beautés naturelles ses plus beaux atours. Avec ses bocages verdoyants et ses plages sauvages à arpenter à marée basse, la Normandie est avant tout une terre d’histoire, de culture et de traditions. Une première escale s’impose à Etretat, sur les traces de Maurice Leblanc, père d’Arsène Lupin, et des nombreux peintres impressionnistes inspirés par les falaises de ce petit village bordé par la Manche. Quelques kilomètres plus au sud, Deauville, ses planches et son charme Belle Époque tout comme le joli port d’Honfleur vous invitent à une promenade romantique le long de l’eau. En descendant vers Cabourg, vous rejoindrez bientôt les plages du débarquement, héritage historique de la Seconde Guerre Mondiale, avant d’arriver aux abords de la frontière bretonne. Là, en pleine mer, le Mont-Saint-Michel dévoile toute sa beauté à qui se lance à l’assaut de ses ruelles pavées. L’occasion ou jamais de goûter à la fameuse omelette soufflée et cuite au feu de bois de la Mère Poulard…

Car la Normandie est aussi et surtout mère d’un patrimoine gastronomique à faire saliver les gourmands. Dotée d’un terroir fertile et d’un littoral généreux en poissons et fruits de mer, la région a de quoi réjouir tous les palais. Dans l’assiette, huîtres d’Isigny-sur-Mer, crevettes d’Honfleur et autres lisettes de Dieppe se disputent la vedette aux côtés des traditionnels agneaux de prés salés du Mont Saint Michel et des tripes à la mode de Caen. Bien sûr, la Normandie, dont les produits laitiers – notamment le beurre – sont des plus réputés, fait la part au belle aux fromages, parmi lesquels le fameux Camembert. Saviez-vous d’ailleurs que les Normands les premiers avaient imposé l’usage du beurre à la place du lard dans la cuisine française à la fin de la Renaissance ? Côté sucré, impossible de passer à côté de la Teurgoule, sorte de riz au lait sucré, parfumé à la cannelle et dessert préféré des autochtones. Mais c’est encore dans les vergers qui jouxtent les bords de mer que vous trouverez le meilleur de la Normandie.

Aliments prépondérants dans la cuisine normande, les pommes servent à la fabrication de nombreux plats typiques de la région. On les retrouve ainsi dans la fabrication du cidre ainsi que de l’eau de vie de cidre, le Calvados – servi en milieu de repas et à l’origine de l’appellation trou normand. Expérience indispensable à votre voyage: déguster une part encore tiède de Tarte normande, dont le goût et l’odeur vous donneront un aperçu des saveurs les plus authentiques de la région. Pour cela, pas la peine de prendre la route, le Luxembourg a ce qu’il faut pour vous faire voyager au-delà de ses frontières, sans les quitter pour autant. À Steinsel, les vergers rouvrent doucement leurs allées à tout un chacun : l’occasion d’aller y récolter quelques seaux de pommes et de suivre la recette made in Normandie que nous vous livrons ici.

pour six personnes :

1 pâte brisée

800 g de pommes

1 verre de Calvados

3 jaunes d’œufs

60 g de sucre

150 g de crème fraîche liquide

Épluchez vos pommes, coupez-les en fines tranches et disposez-les dans un récipient. Arrosez le tout de Calvados et laissez macérer trente minutes.

Foncez votre moule avec votre pâte brisée. Piquez le fond avec une fourchette puis cuire à blanc durant douze minutes à 190°C.

Egouttez les pommes et réservez le Calvados.

Saupoudrez votre fond de tarte de deux cuillères à soupe de sucre avant d’y disposer vos pommes.

Préparer votre flan :

fouettez les jaunes d’œufs, le sucre et la crème jusqu’à obtenir un mélange homogène. Ajoutez deux cuillères à soupe de Calvados et versez le tout sur vos pommes. Enfournez votre tarte à 220°C durant 25 minutes.

Servez tiède avec une crème fouettée ou une boule de glace vanille.

Salomé Jeko
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