Pas de coalition

Dans le mur

d'Lëtzebuerger Land du 18.11.1999

Avec la décision des Verts de ne pas participer à une coalition « socialo-libéralo-verte plus Josy Mischo », les ténors du Parti chrétien-social autour d'Ady Jung à Esch-sur-Alzette semblent avoir atteint leur but : un nouveau scrutin communal semble désormais inévitable. Depuis que le conseiller communal Josy Mischo a quitté les rangs du Parti chrétien-social pour devenir ­ et rester ­ indépendant, Ady Jung joue à fond la carte des réélections, sa seule merci pour enfin conquérir le poste de bourgmestre. Au point de faire capoter la réunion de la dernière chance avec les socialistes pour négocier une grande coalition. Le PCS, en mettant en minorité son président de section Frunnes Maroldt, a imposé comme premier point de discussion le débat autour du poste de bourgmestre. Les socialistes ont alors claqué la porte et renouvelé leur offre déjà faite aux libéraux et aux verts de réaliser une coalition avec le conseiller indépendant Josy Mischo. Or, Josy Mischo comme électron libre dans une constellation, qui disposerait de la majorité d'une seule voix, n'est pas au goût des Verts, ni des libéraux. Les Verts ont ainsi refusé l'invitation pour l'entame des pourparlers. À moins d'un revirement de dernière minute ­ mais qui des socialistes et des chrétiens-sociaux voudra perdre la face ? ­ les Eschois devront donc se rendre une nouvelle fois aux urnes début de l'année prochaine. L'électeur pourra alors trancher (ce qu'il avait déjà fait en octobre) et ainsi désigner les responsabilités. Ady Jung, si le PCS le désigne à nouveau comme tête de liste, sera alors définitivement fixé sur son sort. Alors que Josy Mischo aura probablement perdu son mandat de conseiller.

marc gerges
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