ZUFALLSGESPRÄCH MIT DEM MANN IN DER EISENBAHN

Explosion

d'Lëtzebuerger Land vom 28.11.2025

In seiner Erklärung zur Lage der Nation im Mai warb Premier Luc Frieden für eine drastische Erhöhung der Militärausgaben. Zeigte sich „frou, dass a méngen Échangen eng grouss Majoritéit vun de Parteie sech dëser Verantwortung bewosst war“. Einen Monat später meldete die Marktforschungsfirma Ilres: 61 Prozent ihrer Befragten befürworteten eine Erhöhung der Rüstungsausgaben auf zwei Prozent des Bruttonationalprodukts, 47 Prozent auf mehr als zwei Prozent.

Ab dem Staatshaushalt für 2026 werden aus den abstrakten Prozenten konkrete Milliarden. Der Rechnungshof warnt in seinem Haushaltsgutachten: „Pour 2027 et 2028, là encore les prévisions antérieures sont largement dépassées [...], l’augmentation de l’effort de défense pèsera lourdement sur les budgets de l’Etat au cours des prochaines années [...] les déficits budgétaires prévisionnels indiqués [...] sont sous-estimés“ (S. 207-210).

Laut Salariatskammer fehlen zudem im Militärhaushalt „les dépenses de l’Administration des bâtiments publics au profit de la Défense, les intérêts sur les prêts de l’État (quote-part de la Défense), ainsi que les prestations sociales en faveur du personnel de l’Armée“ (Haushaltsgutachten, S. 105).

Nun werden Zweifel laut. Die Berufskammer der Beamten und öffentlichen Angestellten meint in ihrem Gutachten: Ein Konsens unter Parteien „ne veut pas dire du tout qu’il y ait ‚un large consensus national‘ sur ce sujet. En effet, la population n’a pas été consultée“ (S. 21). Politische Parteien befürchten, dass Skepsis gegenüber der Nato sie von einer Regierungsbeteiligung ausschließt. Solche Bedenken plagen die Berufskammern nicht.

Unter staatlichen Institutionen, gesetzlichen Körperschaften sind Rüstungsausgaben meist Tabu. Vor bald 20 Jahren forderte die Handelskammer, „de reconsidérer le montant des crédits alloués et un échelonnement du renouvellement des équipements militaires“ (Haushaltsgutachten 2007, S. 138). Die irregeleitete Austeritätsforderung war einmalig.

Heute fördert die Handelskammer eine nationale Rüstungslobby. Die Beamtenkammer nennt es „regrettable et perfide que certains acteurs du secteur privé profitent maintenant de l’occasion pour se mettre en exergue afin de soutenir l’armement et la guerre dans des buts de compétitivité économique et de profit“ (S. 24). Denn „‘investir dans la paix‘ n’est pas synonyme d’‘investir dans la défense‘, ou autrement dit dans la guerre“. Nützlicher sei, in die Diplomatie zu investieren, „pour éviter les conflits au lieu de les provoquer“ (S. 21).

Die Berufskammern der gegen Lohn und Gehalt Beschäftigten fühlen sich nicht bedroht. Sie erwähnen den Ennemi mit keinem Wort. Die Salariatskammer „regrette cette forte augmentation des dépenses dans le domaine de la défense“ (S. 107). „En multipliant les investissements militaires, nous risquons de provoquer une course aux armements, renforçant ainsi les logiques de confrontation plutôt que la diplomatie et la coopération internationale“ (S. 110).

Die Regierung behaupte zwar, dass die Militärausgaben der heimischen Wirtschaft zugutekämen. Doch „ce secteur industriel est très limité au Luxembourg et en bénéficiera, au mieux, de manière indirecte, la majorité des dépenses étant captées par des acteurs étrangers“ (S. 110).

Im mehrjährigen Haushaltsplan „les dépenses consacrées à la lutte contre la crise du logement – régulièrement perçue comme le principal défi d’aujourd’hui – stagnent de facto sur toute la période, les crédits alloués à la défense connaissent une véritable explosion“ (S. 108). Milliarden für das Militär auszugeben, „réduit les marges budgétaires pour ces urgences, et chaque euro investi dans l’armement est un euro non investi dans la lutte contre la crise du logement ou le changement climatique“ (S. 109).

Die Salariatskammer ist die größte Organisation im Land. Sie zählt 630 000 Mitglieder. Im Plenum stellen OGBL, LCGB 54 von 60 Delegierten. Sie kündigen CSV, LSAP den Burgfrieden auf. 

Romain Hilgert
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