Unabhängige Wochenzeitung

für Kultur, Wirtschaft und Politik

Die Themen der aktuellen Ausgabe

Wie können Sie das Land kaufen ?

Das Land ist am Kiosk, im Abonnement, für das iPad und auf ISSUU erhältlich.

Das Land abonnieren?

Das Abonnement in digitaler und/oder Papierform stellt eine Erparnis vun 30% im Vergleich zum Preis einer Ausgabe dar. Mit Ihrem Abo unterstützen Sie den unabhängigen und nachhaltigen Journlismus.

Um eine digitale Ausgabe des Land zu kaufen, folgen sie https://issuu.com/letzebuergerland.

Land E-Mail Newsletter

Um sich über den Inhalt des neuen Lëtzebuerger Land am Vorabend seiner Veröffentlichung zu informieren, abonnieren Sie die Mailingliste Lëtzebuerger Land.

édito

ADR-Télé

France Clarinval

Il a suffi de 90 secondes pour que, le 23 novembre dernier, la Chambre des députés approuve, à main levée, la désignation de Tom Weidig (ADR) comme son représentant au sein de la « Commission de suivi de la convention portant sur la prestation du service public luxembourgeois en matière de télévision ». Ce fut rapide car il était le seul candidat, proposé par la Conférence des présidents, selon le règlement de la Chambre. La commission de suivi se réunit « au moins deux fois par an ». Elle a principalement pour mission de contrôler si RTL remplit les conditions pour obtenir un financement public notamment le respect des règles déontologiques et des exigences de contenu. Un seul député y siège, aux côtés du Commissaire de gouvernement et de « personnes désignées par le ministre des médias ».

La Chambre fait ainsi cadeau à un député de l’opposition d’un des rares postes de contrôle du média le mieux doté du paysage luxembourgeois. Auparavant, et depuis 2020, ce rôle était dévolu à la députée écologiste Djuna Bernard, dans la majorité, donc. Par ailleurs, il est de tradition de réserver trois sièges au conseil d’administration de CLT-UFA à des députés. Sièges généralement partagés entre les chefs de fractions de la majorité et de l’opposition. Gilles Baum (DP) vient d’être rejoint par Marc Spautz (CSV) et Taina Bofferding (LSAP) en remplacement de Claude Wiseler et Yves Cruchten.

La nouvelle mission de Tom Weidig fera-t-elle évoluer la position de l’ADR vis-à-vis des médias en général et de RTL en particulier ? Pendant la campagne électorale, le parti a beaucoup joué les Caliméro, estimant que les médias « mainstream » ne leur donnaient pas assez la parole ou n’avaient pas une attitude bienveillante à leur endroit. Dans plusieurs interviews, les candidats, Fred Keup en tête, fustigeaient les « journalistes de gauche, éloignés des gens ». L’ADR, en particulier son ancien député et ancien porte-parole en matière de politique médiatique, Roy Reding, a souvent regardé d’un œil critique le soutien de l’État à RTL. Cependant, le parti populiste avait voté en faveur de la loi de financement du service public de télévision à hauteur de 97,6 millions pour la période couverte par la convention : 2024-2030 liant RTL et l’État. En mai 2022, le texte avait été adopté par 52 voix pour et deux abstentions venant des deux députées de Déi Lénk.

En janvier, Carlo Kirsch, trésorier de la section ADR Nord et candidat aux législatives a lancé une pétition demandant « l’annulation de l’accord entre l’État et la CLT-UFA » et la « suppression de toutes les subventions de l’État à RTL ». Il justifie cette demande en estimant que la chaîne ne remplit pas son obligation d’être « une source d’information indépendante et neutre ». Parmi les signataires : des candidats ADR aux municipales comme Alex Rasquin ou aux législatives comme Pierrot Simon et Krystyna Gawlik.

La semaine dernière, sur Facebook, Tom Weidig a volé au secours de RTL. Il a écrit que la pétition était « contraire à la ligne du parti » puisque le parti avait voté le soutien à la chaîne. Ce post a valu au député une vague de commentaires négatifs et d’incompréhension. Mais le député tient bon. Il considère que RTL « fait beaucoup pour notre langue » que sans RTL, « nous pourrions perdre une grande partie de notre identité ». Il répond aux commentaires « ce n’est pas parfait et de nombreux journalistes sont délibérément contre nous ». Mais surtout il ne voit « pas d’alternative » à RTL Télé, si ce n’est une « Télévision 100komma7 » qui « doit être évitée ».

Et c’est bien ce que l’ADR craint : un audiovisuel public engagé en faveur de la démocratie. Partout, l’audiovisuel public est critiqué par les partis populistes ou d’extrême droite. Au minimum depuis Trump, les médias sont globalement décrédibilisés en faveur des réseaux sociaux, portes ouvertes aux fake news. En Allemagne, l’AfD voudrait privatiser ARD et ZDF. Marine Le Pen en avait fait un thème de sa campagne électorale de 2022 considérant que « la privatisation d’un audiovisuel public permettra de consolider le secteur audiovisuel privé qui subit la concurrence de plateformes aux moyens considérables ». En Italie, un nouveau directeur proche de Fratelli d’Italia a été nommé à la tête de la Rai. Dans les JT, déjà, les temps de parole des différentes formations politiques paraissent déséquilibrés, au bénéfice des partis au pouvoir.

L’avenir de l’audiovisuel public, notamment après 2030 et la fin de la convention ne figure pas dans le programme gouvernemental. Il ne semble pas non plus intéresser la plupart des partis qui ne l’évoquaient pas dans leur programme (à l’exception du LSAP). Dans le programme électoral de l’ADR, il était demandé que « les médias bénéficiant d’aides à la presse accordent une place aux opinions qui ne correspondent pas à leur propre ligne éditoriale ». Tom Weidig va pouvoir surveiller RTL mais qui va surveiller Tom Weidig ?

Landkonscht

Seit April 1998, publiziert das Land eine Künstlerseite https://www.instagram.com/landkonscht.

Archiv

In Zusammenarbeit mit der Luxemburger Nationalbibliothek stellt das Lëtzebuerger Land die Gesamtheit seiner Beiträge der Öffentlichkeit zur Verfügung. Über 300 000 Text- und Bildbeiträge von der ersten Nummer vom 1. Januar 1954 bis zur vor 6 Wochen erschienenen Ausgabe stellen so ein einmaliges Archiv zur Luxemburger Zeitgeschichte dar.

Redaktionelle Linie des Lëtzebuerger Land

Mit der Herstellung der Wochenzeitung d’Lëtzebuerger Land trägt deren Redaktion zum Funktionieren einer freien, demokratischen und toleranten Gesellschaft bei. Der Schutz der Umwelt gehört zu den Hauptanliegen der Redaktion seit der Gründung der Zeitung im Jahre 1954. Die Redaktion wendet sich gegen jede Form von Autoritarismus.

d’Lëtzebuerger Land richtet sich an die Luxemburger Bevölkerung im Allgemeinen. Die Wochenzeitung informiert ihre Leserinnen und Leser über die politische, wirtschaftliche und kulturelle Aktualität des Landes, greift aber auch relevante europäische und internationale Themen auf. Die Redaktion strebt danach, die öffentliche Debatte zu bereichern, überlässt es jedoch ihrer Leserschaft, sich eigene Meinungen zu bilden. Die Éditions d’Letzeburger Land als Verlag erkennen den Daseinsgrund der Wochenzeitung darin, dass sie den Leserinnen und Lesern die Schlüssel zum Verständnis der Gesellschaft liefert.

Aufgrund des wöchentlichen Erscheinens der Zeitung besteht die journalistische Arbeit ihrer Redaktion in der Synthese der wichtigsten aktuellen Entwickungen sowie deren Analyse. Da die der Redaktion vorliegenden Informationen oft nicht vollständig sind, stellt sie eigene Nachforschungen an und trägt dazu bei, Debatten zu beleben. Es ist die Ambition der Redaktion, jede Woche eine Referenzzeitung anzubieten.

Die Fondation d’Letzeburger Land als einziger Aktionär der Éditions d’Letzeburger Land s. à r.l. garantiert die Unabhängigkeit dieser Verlagsgesellschaft.

Die Redaktion des Lëtzebuerger Land


Sven Becker

Zoubida Belgacem

France Clarinval

Peter Feist

Pierre Greiveldinger

Luc Laboulle

Stéphanie Majerus

Sarah Pepin

Pierre Sorlut

Bernard Thomas