Blog du 27 fevrier 2026

d'Lëtzebuerger Land vom 27.02.2026

Marc Wagener,

directeur de l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL), quitte le lobby patronal au bout de deux ans très tumultueux sur le front social. Il va prendre la succession de Michel Simonis à la tête de la Croix Rouge. C’est ce qu’annonce cette semaine le président de cette organisation, Michel Wurth, qui a d’ailleurs longtemps présidé l’UEL. Un ancien lobbyiste patronal à la direction de la Croix Rouge et un ancien chef de police (Philippe Schrantz) à la tête de Hëllef um Terrain. Visiblement, l’affaire Caritas a rendu nerveux les conglomérats sociaux qui préfèrent des profils corporate, voire policiers. Quant à l’UEL, elle devient une nouvelle Kaderschmiede. Le prédécesseur de Marc Wagener à l’UEL, Jean-Paul Olinger dirige, lui, l’Administration des contributions directes. Décidément, le lobbyisme mène à tout, à condition d’en sortir. bt

Yves Wagener

a présenté sa démission au Conseil d’État pour « des raisons personnelles », annoncent Déi Gréng qui l’avaient proposé il y a six ans à ce poste. A priori, ce devrait maintenant être au tour du LSAP de proposer un candidat. Les socialistes sont actuellement sous-représentés, avec seulement trois conseillers (Alex Bodry, Lucien Lux et Isabelle Schlesser) sur les 21 que compte la Haute Corporation. Mais le vote secret au Conseil d’État peut également favoriser des contre-candidatures dissidentes ou « neutres ». En novembre 2024, le socialiste Max Leners en avait fait les frais. bt

La bosse du commerce

Le Retail Report 2025, édité par l’Observatoire national des PME, a été présenté lundi par le ministre de l’Économie Lex Delles (DP, photo : sb). Les statistiques illustrent un basculement structurel au profit des commerces alimentaires, dont la superficie représente désormais 33,9 pour cent des surfaces de vente de détail (+10,7 pour cent entre 2019 et 2025, 1 132 points de vente). Cette offre est notamment portée par l’accroissement du nombre de ces commerces dans les stations-services, sur l’ensemble du territoire. Toujours dans cette catégorie, il est également intéressant de constater l’expansion de la sous-branche « alimentation biologique, magasins de ferme », dont le nombre de points de vente a augmenté de 34,5 pour cent entre 2019 et 2025. Ces magasins sont peu franchisés et surtout présents dans les zones rurales et les périphéries urbaines. À contrario, les plus fortes baisses concernent les magasins de textiles de maison (-51,3 pour cent des surfaces depuis 2019), de meubles (-14,1 pour cent) et de mode (-13,1 pour cent). Le rôle de la digitalisation dans l’évolution du commerce physique est décisif. Plus un secteur est présent sur le web et plus il est en difficulté dans le monde réel. Si 15,9 pour cent seulement des commerces alimentaires disposent d’un site web, 65,5 pour cent des boutiques de mode et beauté profitent d’un magasin en ligne. EN

De l’espoir pour le BTP

Le secteur de la construction reprend des couleurs, estime le Statec dans son Conjoncture Flash de février. Avec une forte augmentation des heures d’intérimaires lors du troisième trimestre 2025 (+9,4 pour cent), l’emploi est reparti très légèrement à la hausse lors du trimestre suivant (+0,1 pour cent). C’est peu, mais il s’agit d’une première depuis trois ans. Toutefois, le nombre de demandeurs d’emploi enregistré à l’Adem n’a pas diminué. Au contraire, les faillites de la fin 2025 laissent craindre une augmentation du chômage dans le secteur. Dans une autre note du 15 janvier dernier, le Statec indiquait que le secteur de la construction avait perdu 973 emplois en 205 à cause de faillites. Cette timide tendance haussière de l’emploi est cohérente avec des carnets de commandes davantage remplis que l’année passée, bien que toujours pas au niveau d’avant crise. Mais si les investissements en logements ont progressé de trois pour cent au troisième trimestre 2025, le non-résidentiel et le génie civil ont, eux, reculé au deuxième et troisième trimestres de 2025. Si reprise il y a, elle reste donc très indécise. EN

„Die Besten der Besten“

Gestern Mittag teilte RTL mit, ihren Informationen nach habe die Direktion des Robert-Schumann-Spitals entschieden, den Contrat d’agrément mit dem Orthopäden Philippe Wilmes aufzulösen. Dies auf Grundlage einer Untersuchung, die belegen würde, dass Wilmes unnötige Knie-Operationen durchgeführt habe. Gegen 17 Uhr reichte das HRS ein Presseschreiben nach, in dem es heißt: „Après avoir convoqué, informé et entendu en date du 25 février 2026 le Docteur Philippe Wilmes, les Hôpitaux Robert Schuman ont décidé qu‘une collaboration avec le Docteur Wilmes n‘est plus possible.“ Seit Wochen zeichnet sich Philippe Wilmes als Opfer einer „Hexenjagd“, in deren Zentrum die CSV-Ministerin Martine Deprez und sein „Denunziant“, der CHL-Orthopäde Romain Seil, stünden. Dass er im Januar an erster Stelle vom HRS, suspendiert wurde, ließ er unerwähnt. Einen freischaffenden Spitalarzt kann man nicht ohne Weiteres kündigen; das geht nur mit dem Einverständnis des Conseil médical des jeweiligen Spitals; in diesem Fall stimmte dieser anscheinend einstimmig der Kündigung zu. Philippe Wilmes sitzt für die DP im Gemeinderat von Leudelingen und hat während der Koalitionsverhandlungen an der Ausarbeitung des Gesundheitskapitels mitgewirkt. Von seinem DP-Parteikollegen Gérard Schockmel hat er am Mittwoch aber keinen Rückhalt bekommen. Dieser deutete an, die „Hemmschwelle" unter Ärzten, die Arbeit eines Fachkollegen zu beanstanden, sei extrem hoch, „wëll de Schoss kann no hannen lass goen". Im Luxemburger Gesundheitswesen herrsche eher das Problem, dass Ärzte Fehlleistungen von Kollegen nicht melden und es an guten Supervisionsmechanismen mangelt. Auch stehe die „liberté thérapeutique", wie sie hier angewendet wird, der Qualitätssicherung entgegen. AMMD-Präsident Chris Roller stellte sich allerdings ein paar Stunden vor der Kündigung von Philippe Wilmes noch hinter seinen Arztkollegen; er beanstandete die Suspendierungsprozedur der Gesundheitsministerin und hegt „Zweifel" an der Neutralität der von Deprez ernannten Expertin Elvire Servin. Das Wort hat mehrfach berichtet, die Ärztin kenne den CHL-Chirurgen Romain Seil durch die Sportkommission ESSKA. In der Chamberkommission verteidigte Deprez die Entscheidung, in der ESSKA seien eben „die Besten der Besten“ vertreten. sm

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