Blog du 27 mars 2026

d'Lëtzebuerger Land du 27.03.2026

Luc Heuschling,

Rechtsprofessor an Uni.lu, hat offenbar weiterhin einigen Einfluss. 2017 trug seine Bemerkung, mit zu viel Machtkonzentration beim Gouverneursrat werde die Uni zu einer öffentlichen Einrichtung „wie die Post“, bei zur Aufwertung des gewählten Universitätsrats im Uni-Gesetz. Nun schlägt seine Kritik vom 10. März im 100,7 politische Wellen, dass 50 Richter fehlen, aber an der Fakultät für Recht, Wirtschaft und Finanzen eine Initiative für einen Master in Luxemburger Recht blockiert sei. Im Kammer- Hochschulausschuss sprach am Dienstag André Bauler (DP) Uni-Präsident Yves Elsen darauf an. „Da müssen wir was machen“, entgegnete Elsen, „Luxemburger Recht müsste eine erste Priorität sein“ (Foto: sb). pf

Amir Vesali,

ancien co-président des Jeunesses socialistes et attaché parlementaire du LSAP, quitte son parti et patron pour en rejoindre un autre, annonce 100,7 cette semaine. Ce mercredi, Vesali a en effet signé son contrat de travail chez la fraction du CSV. Contacté par le Land, l’ex-socialiste de 29 ans évoque ses frustrations face aux « frictions » et « intern sozialistesch Muechtkämpf ». En 2023, il avait vu son nom retiré de la liste des candidats aux législatives, après avoir réalisé un score décevant aux communales à Wiltz. En 2024, il dit avoir fait face à une « anti-campagne » alors qu’il était candidat pour le poste de secrétaire général du LSAP. (Élection qu’il a finie par perdre contre l’Eschois Sacha Pulli.) Pendant tout ce temps, il aurait entretenu de bonnes et collégiales relations avec des mandataires du CSV. « Dans un petit pays comme le Luxembourg où les partis politiques ne sont pas si éloignés les uns des autres, j’y ai vu une ouverture que je n’avais pas vue chez le LSAP pendant les huit ans où j’y étais membre. » BT

Gloden, pas de social

« La police est là pour la prévention et la répression, ce ne sont pas des travailleurs sociaux », a dit le ministre Léon Gloden (CSV), mercredi, lors d’une commission jointe de la Justice, de la Famille et des Affaires intérieures, son ministère. Le Mosellan a rejeté toutes les critiques venues des députés de l’opposition (le socialiste Dan Biancalana et les écologistes Meris Sehovic et Sam Tanson), assurant avoir déjà répondu à celles émises en juillet dernier par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à propos des projets de loi sur le Platzverweis renforcé et la mendicité agressive. Les deux rapporteurs de l’ONU estimaient que ces textes pourraient « violer plusieurs accords internationaux auxquels le Luxembourg a souscrit ». La ministre de la Justice, Elisabeth Margue (CSV), faisait remarquer que, depuis, le gouvernement avait revu sa copie et que le Conseil d’État avait donné son feu vert. La loi prévoit de punir l’agressivité, « selon exactement le même concept qui est utilisé dans le droit français ». « Ce n’est pas la personne qui est visée, mais son comportement », précise Margue.

Le libéral Max Hahn, épaulait Gloden en rappelant que le budget de son ministère, en charge du volet social, avait augmenté de 80 pour cent depuis 2022. Il a annoncé qu’un Plan d’action portant sur le sans-abrisme devrait être présenté à la fin de l’année. Énumérant les mesures prises, il a annoncé la création d’un projet-pilote à Berbourg : un centre de 22 lits réservés aux sans-abris âgés, dans une situation de dépendance. « Je n’en peux plus d’entendre que ne nous faisons qu’une politique répressive », a-t-il rouspété en expliquant que, sous son mandat, la capacité de la Wanteraktioun était passée de 250 à 300 lits. Finalement, Léon Gloden (photo : oh) a justifié la venue de la police roumaine à Luxembourg pour « vérifier s’il existe un lien entre la mendicité organisée et la traite des êtres humaines ». EN

Le RN se renforce

Le deuxième tour des élections municipales en France, dimanche dernier, a confirmé l’implantation de l’extrême droite en Lorraine. Fabien Engelmann (RN) avait déjà assuré sa réélection à Hayange au premier tour avec près de 73 pour cent des voix. La prise de guerre la plus spectaculaire du parti de Jordan Bardella et de Marine Le Pen est Amnéville. Grégoire Laloux y a largement gagné son duel face à la liste issue de la fusion des trois autres qualifiés. Saint-Avold est également tombé, avec l’élection de Hervé Simon (RN). Enfin, avec la victoire de Christophe Roos, Val de Briey devient la première commune RN de Meurthe-et-Moselle. Trois barrages républicains contre un candidat d’extrême-droite arrivé en tête au premier tour ont fonctionné à Creutzwald, Hagondange et Sarreguemines.

Villerupt a été la seule commune frontalière à changer de couleur. La sénatrice Véronique Guillotin (Parti radical, centre-droit) y a délogé le maire sortant communiste. La gauche tenait la commune sans interruption depuis 1959.

À Metz, François Grosdidier (divers droite) a été largement réélu devant Étienne Anstett (RN). Même scénario à Thionville, où le maire sortant Pierre Cuny (Horizons, divers centre) a gardé son bureau à la mairie. EN

À l’islandaise

Inhabituelle décision de la Fédération luxembourgeoise de football (FLF), ce mardi. En remplacement de Dan Santos, ex-sélectionneur de l’équipe nationale féminine démis de ses fonctions il y a deux semaines pour avoir envoyé « des messages inappropriés à certaines joueuses de l’équipe », la FLF a misé sur un duo d’entraîneurs principaux. Cristina Correia (44 ans), ancienne adjointe de Santos (également responsable des moins de 17 ans), est promue à la tête de l’équipe. Elle est accompagnée de Daniel Zirbes (30 ans), entraîneur à l’école de foot de la FLF depuis neuf ans. Tous les deux disposent du même diplôme d’entraîneur (UEFA-A). Répondant au Land, la FLF explique que la nomination d’un duo n’a pas répondu à une demande de Cristina Correia, mais que la fédération « voulait intégrer dans le staff de l’équipe nationale féminine une personne expérimentée qui n’a encore jamais travaillé avec un groupe féminin, afin d’apporter des nouvelles idées ». Puisqu’il n’y a officiellement pas de hiérarchie entre Correia et Zirbes, il faut espérer qu’ils soient souvent d’accord. Cette organisation à la tête d’une équipe nationale est très rare. Il existe toutefois un exemple couronné de succès. Entre 2014 et 2018, Lars Lagerbäck et Heimir Hallgrímsson ont été les co-sélectionneurs des Islandais. Sous cette direction bicéphale, leur équipe s’est qualifiée pour le Championnat d’Europe 2016, parvenant même jusqu’en quart de finale après avoir battu l’Angleterre au tour précédent. EN

Peter Feist
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