Blog du 29 mai 2026

d'Lëtzebuerger Land du 29.05.2026

Immer grüner

In den Luxemburger Netzen wächst der Anteil von Strom aus erneuerbaren Quellen. Laut Regulierungsbehörde ILR waren im Jahr 2025 fast drei Viertel (74,2%) des nationalen Strommix’ grün. 13,5 Prozent kamen aus fossilen Quellen (vor allem Gas), 10,8 Prozent aus AKW. Gegenüber 2024 nahm der Grünstrom-Anteil um acht Prozentpunkte zu, gegenüber 2017 um 20 Punkte. Entsprechend rückläufig ist der fossile Anteil, der von Atomstrom am Mix liegt seit Jahren bei zehn bis elf Prozent. Bemerkenswert ist noch, dass Solarstrom von 4,2 Prozent im Jahr 2024 (und 1,8 Prozent 2017) auf 7,9 Prozent zulegte. Zwar betrachtet das ILR für den Strommix die Gesamtmenge an Strom und unterscheidet nicht zwischen heimischer Produktion und Importen. Der steigende Solarstrom-Anteil aber dürfte auch mit dem Zuwachs an Anlagen in Luxemburg zu tun haben, nicht nur mit Importen aus Deutschland. pf

30,2 %

La barre – hautement symbolique – des trente pour cent devrait être franchie d’ici un an et demi. En 2027, le rapport dette-PIB s’établirait à 30,2 pour cent. Du moins selon les nouvelles prévisions publiées par la Commission européenne. Flashback : « Un petit pays devrait plutôt viser vingt ou 25 pour cent », déclarait un certain Luc Frieden en septembre 2020 dans le Land, voyant « le socle de confiance » en péril. Le même Luc Frieden note aujourd’hui que l’objectif des trente pour cent ne figure pas dans l’accord de coalition, suivant en cela son ministre des Finances, Gilles Roth, qui répète depuis six mois que ce n’est « plus une ligne rouge ». Le ratio des trente pour cent (la moitié de celui prévu jadis dans les critères de Maastricht) avait été inscrit en 2013 dans l’accord de coalition par le DP et Pierre Gramegna, qui redoutaient la prodigalité du partenaire de coalition socialiste. BT

Commandeur Wolff

Entre une publicité pour des spas extérieurs (« l’investissement pérenne qui valorise votre patrimoine immobilier ») et des conseils pour optimiser fiscalement les revenus de location, la nouvelle édition de fonction publique titre en page 7 : « Romain Wolff honoré – un parcours exemplaire au service de la fonction publique ». Sur une photo datant du 20 mars, on voit le ministre des Finances, Gilles Roth (CSV), remettre une médaille au président de la CGFP Romain Wolff. Celui-ci a travaillé pendant près de vingt ans au sein de la carrière moyenne de l’Administration de l’Enregistrement, avant d’être détaché en 2002 à la CGFP. Wolff a officiellement pris sa retraite le 15 mars, au lendemain de son 65e anniversaire ; sa présidence de la CGFP devrait, elle, courir jusqu’à fin 2028. Quant au « Gielchen », il s’agit du « Commandeur dans l’ordre de la Couronne de chêne », la troisième distinction la plus élevée dans la fonction publique. Dans un style dithyrambique, la newsletter de la CGFP évoque « son dévouement constant et sa contribution remarquable au service public » (photo : sb). BT

Amendements

Les vacances scolaires correspondent souvent à une relâche des autres institutions. Pourtant le Conseil d’État s’est réuni cette semaine. Il y avait urgence à réexaminer le projet de loi de transcription du Pacte européen sur la migration et l’asile, dont les directives et règlements entreront pleinement en application le 12 juin. En avril, la Haute corporation avait retoqué le texte avec 32 oppositions formelles. La commission des Affaires intérieures a apporté 26 amendements. Les conditions de rétention et d’assignation à résidence, la formation des agents ou les mécanismes de contrôle ont été précisés, le délai endéans lequel le Tribunal administratif doit statuer sur les recours a été allongé.

Le nouvel avis analyse les changements et reformulations et s’en satisfait : Toutes les oppositions peuvent dès lors être levées. Il reste une remarque sur la représentation des mineurs non accompagnés. Le texte doit être coordonné avec un autre projet de loi sur l’accompagnement des demandeurs et bénéficiaires de protection internationale. La commission se réunira le 10 juin pour examiner cet avis. FC

13 pages

L’OGBL et le LCGB ont envoyé leur catalogue de revendications (baptisé « Paquet compétitivité et dialogue social ») au gouvernement. Les treize pages vont du salaire minimum (plus 300 euros par mois) aux logements abordables (plus 2 000 par an). Les lignes rouges sont tracées à la page 5 : Ni report, ni plafonnement, ni modulation de l’index. Ce combat étant déjà gagné, la bataille suivante est celle de « l’augmentation structurelle » du salaire social minimum. La revendication figure tout en haut de la liste, suivie immédiatement par l’adaptation automatique du barème à l’inflation ; un point de convergence (aussi onéreux budgétairement que peu sélectif socialement) avec la CGFP. Avec le patronat, un terrain d’entente se profile autour de certaines mesures anti-inflation. Les syndicats demandent ainsi une baisse des taux de TVA (d’un point de pourcentage). On se montre ouvert à des aides pour les entreprises, mais en y posant des conditions, comme l’absence de « dividendes extraordinaires » ou « la couverture par une convention collective ». Les syndicats ont très mal pris « la remise en cause de [leur] légitimité ». C’est au nom d’une « consolidation durable du modèle social » qu’ils partent à la contre-offensive, cherchant à renforcer leur implantation institutionnelle. Ils demandent ainsi la création de pas moins de quatre nouveaux organes tripartites, tous « permanents ». Un « Fonds spécial » (à doter de sept milliards d’euros) supposé « prévenir une dynamique récessive », une « plateforme tripartite permanente de suivi de la transition énergétique » et « un suivi tripartite périodique permanent » [sic]. Mais la revendication-phare au niveau institutionnel est la création d’une « Cellule nationale de reclassement et de reconversion ». Celle-ci devrait être financée par un relèvement de l’impôt de solidarité pour les entreprises les plus profitables, estime l’Union des syndicats. Mais on entrouvre la porte à un compromis : « Il convient a minima de limiter la baisse annoncée du taux de l’IRC pour 2027 aux entreprises avec un bénéfice annuel de moins de 500 000 euros ». BT

Jaune/orange/rouge

Les ouvriers sur les chantiers devront encore tenir jusqu’au 24 juillet, date à laquelle débutera le congé collectif. Mais la vague de chaleur précoce pose déjà la question de la santé au travail à l’ère du dérèglement climatique. Surtout dans un secteur dont les salariés figurent parmi les plus âgés du marché du travail (la moyenne d’âge est de 42,7 ans dans la construction). Le cadre juridique restant éminemment flou, l’ITM se borne à formuler des « recommandations » (approvisionnement en eau potable, réduction des postes en plein soleil, port d’un « couvre-chef », vêtements « aérés », etc.) La Chambre des salariés (CSL) planche actuellement sur une proposition de loi, explique Jean-Luc De Matteis, secrétaire central à l’OGBL. Il s’agirait d’utiliser le levier du « chômage dû aux intempéries », un régime dans lequel l’État rembourse 80 pour cent des salaires. Actuellement, c’est l’employeur qui peut en faire la demande ; les syndicats souhaitent que les ouvriers puissent également le faire. On n’aurait pas encore pris contact à ce sujet avec le ministère du Travail, précise De Matteis. La CSL serait encore en train de travailler sur les critères (vigilance jaune, orange ou rouge). BT

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