Ticker du 4 juin 2021

d'Lëtzebuerger Land du 04.06.2021

L’histoire de l’UE s’écrit à Luxembourg

Le parquet européen, nouvelle instance destinée à lutter contre la fraude et la corruption affectant les fonds de l’UE, est officiellement entré en fonction mardi. « Un moment historique » a salué la procureure en chef, Laura Kövesi, au cours de la conférence de presse organisée en son siège au Kirchberg en présence des huiles européennes en la matière (photo : sb) : Věra Jourová, vice-présidente de la Commission pour les Valeurs et la Transparence, Didier Reynders, commissaire à la Justice, Francisca Van Dunem, ministre de la Justice du Portugal (qui assure la présidence tournante du conseil jusqu’à la fin du mois) et son homologue du Luxembourg Sam Tanson (déi gréng). 

Lors de son allocution face à la presse européenne, de retour au Grand-Duché à la faveur du déconfinement en cours, Sam Tanson a souligné l’affirmation du Luxembourg en tant que capitale judiciaire de l’Europe, notamment du fait de la présence de la Cour de justice, voisine du European Public Prosecutor Office (Eppo). Le Grand-Duché a d’ailleurs frôlé la correctionnelle puisque ses deux procureurs délégués, qui mènent les enquêtes du parquet européen sur le terrain, ont été désignés au dernier moment. La faute à un manque d’envie de la part des magistrats nationaux malgré une rallonge de salaire promise pour compenser le manque à gagner en passant de la fonction publique nationale à celle de l’UE. Deux appels à candidature ont été nécessaires. 

La Slovénie campe le rôle de vilain petit canard puisque son gouvernement n’a pas envoyé de noms au siège de l’Eppo. Son Premier ministre, Janez Jansa, a déjugé sa ministre de la Justice, Lilijana Kozlovic, qui a du coup démissionné et le petit pays d’Europe centrale s’apprête à prendre la présidence de l’UE sans participer à la lutte contre la fraude aux fonds européens. Une tâche d’huile alors que l’UE s’apprête à déverser 750 milliards d’euros dans les économies du Vieux Continent afin de soutenir la relance post-pandémique. 

L’Eppo est chargé d’enquêter mais aussi de poursuivre et traduire en justice les auteurs d’infractions portant atteinte au budget de l’UE, un pouvoir inédit, qui a nécessité « des transferts de souveraineté et de pouvoirs régaliens au niveau européen», a insisté le Belge Didier Reynders. 22 Etats membres de l’UE participent à cette nouvelle architecture de lutte contre la fraude financière qualifiée par la Roumaine Laura Kövesi de « plus grande menace contre les démocraties ». « Les citoyens vont être capables de signaler toute activité criminelle au bureau du procureur (…), une institution puissante et indépendante », a-t-elle précisé. pso

Findel by night

Will die Regierung über geänderte Flughafengebühren die Nachtflüge „substanziell reduzieren“, wie das im Koalitionsvertrag abgemacht wurde? Zum Beispiel durch „Landegebühren mit einer starken Umwelt-Komponente“ (die ebenfalls im Regierungsprogramm stehen)? Inwiefern der von Mobilitätsminister François Bausch (Grüne) ausgearbeitete Verordnungsentwurf über ein neues Flughafengebührensystem diesen politischen Zielen gerecht werden soll, ist dem Text an keiner Stelle zu entnehmen. Dass die 2015 abgeschafften Landegebühren wieder eingeführt werden sollen, ist bemerkenswert. Doch laut der Formel zur Gebührenberechnung, in die auch der verursachte Schallpegel und die Uhrzeit von Starts und Landungen eingehen, sollen Landegebühren generell um 50 Prozent kleiner ausfallen als Startgebühren. Dabei sind die meisten Nachtflüge Landungen. Und ein „Multiplikator“, der in acht Flugzeug-Kategorien die Gebühren weiter beeinflusst, soll nicht in der großherzoglichen Verordnung, sondern später in einer ministeriellen Verordnung definiert werden. Um Erläuterungen gebeten, wie all dies zusammenhängt und gemeint ist, hielt Ministeriumssprecherin Dany Frank sich bedeckt: Die Formel zur Gebührenberechnung mache „Starts und Landungen teurer“, erklärte sie dem Land per E-Mail. Das entspreche einer „politischen Absicht, Nachtflüge und Flüge mit Maschinen, die mehr Lärm verursachen, stärker zu belasten“. Wie gehabt, sind deutlichere Aussagen des grünen Ministers zum Fluglärm eher etwas für Wahlkampfzeiten – so wirtschaftlich bedeutsam, wie der Findel ist. pf

Entlassungen bei G4S vorerst verhindert

Am 7. Mai hatte die Sicherheitsfirma G4S Security Solutions sàrl. angekündigt, wegen Auftragsausfällen während der Coronakrise 60 ihrer insgesamt 1 200 Mitarbeiter in Luxemburg entlassen und 20 weitere Stellen nach und nach abbauen zu wollen. Der Auftragseinbruch sei vor allem auf wegen Covid-19 abgesagte Veranstaltungen und Ausfälle im Bereich der Gebäudeüberwachung infolge von Home-Office zurückzuführen, erklärte OGBL-Zentralsekretärin Michelle Cloos dem Land. Auf diese Ankündigung hin hatte die Personalvertretung von G4S einen Plan zur Aufrechterhaltung der Beschäftigung gefordert. Die Geschäftsleitung habe offensichtlich keine Kenntnisse über die Existenz dieses Instruments zur Verhinderung eines Sozialplans gehabt, heißt es aus Gewerkschaftskreisen. Nach sechs Verhandlungsrunden konnten G4S und die Gewerkschaften OGBL und LCGB Anfang dieser Woche eine Eingung erzielen. Mit Hilfe von Weiterbildungsmaßnahmen sollen die Beschäftigten nun intern oder extern vorübergehend anders eingesetzt werden. Ein Begleitausschuss aus Mitgliedern der Direktion und der Personalvertretung soll die weitere Entwicklung des Betriebs im Auge behalten, teilten die Gewerschaften am Dienstag mit. Laut Vereinbarung sollen bis November keine Entlassungen erfolgen. Sollte die Corona-Lage sich bis dahin nicht verbessert haben, kann G4S 15 Entlassungen vornehmen. ll

Share dumping vs steel booming

Le véhicule luxembourgeois détenant les participations de la famille Mittal dans son groupe sidérurgique, Lumen Investments, a cédé mardi 50 millions d’euros d’actions. C’est la dixième fois que les actionnaires majoritaires d’ArcelorMittal vendent des titres depuis le début de l’année. La valeur cumulée des 13,5 millions d’actions vendues frôle les 300 millions d’euros. Ces transactions répétées n’ont pas généré de panique sur les marchés, ni de chute de la valeur du titre. En mai, un autre insider, l’ancien ministre Etienne Schneider aujourd’hui administrateur du groupe, a même acheté 4 000 actions pour un montant de 107 000 euros. Un analyste financier contacté par le Land explique que si la famille Mittal souhaite vendre des titres pour une raison ou une autre (« financer un mariage par exemple », plaisante-t-il), c’est le moment de le faire. Les perspectives de marché sont au vert pour le sidérurgiste. La demande en acier augmentera concomitamment au redémarrage de l’économie. Les soupçons de scénario catastrophe s’estompent dans ce contexte. Contacté, le groupe précise qu’il procède à un rachat d’actions dans le cadre de sa politique de désendettement. Le nombre de titres en circulation se réduit mécaniquement et l’actionnaire principal, la famille Mittal, doit ainsi vendre des titres pour ne pas dépasser le seuil de droits de votes fixé à 36,34 pour cent. L’action grimpe de manière tendancielle depuis un plus bas (depuis 2016) à 7,53 euros en mars 2020. Elle a atteint cette semaine les 27 euros. pso

Ironie du calendrier

Au moment même où le Premier ministre, Xavier Bettel, et son ministre des Finances, Pierre Gramegna, tenaient des discours lénifiants à une réunion ministérielle de l’OCDE à Paris, l’économiste Gabriel Zucman faisait sa première apparition en tant que directeur du nouvel Observatoire européen de la fiscalité financé par la Commission européenne et basé à Paris. Zucman, qui enseigne à Berkeley, est bien connu des fiscalistes luxembourgeois. Déjà en 2013, il fustigeait le Luxembourg comme « plateforme hors sol pour l’industrie financière mondiale » qui a « commercialisé sa propre souveraineté ». Aux yeux de Gabriel Zucman, le Luxembourg n’aurait donc « plus sa place dans l’Union européenne », comme l’a rappelé le Wort cette semaine. Le même Zucman est désormais censé aider la Commission européenne à « renforcer l’armurerie contre les abus fiscaux », selon l’expression du commissaire à la fiscalité, Paolo Gentiloni. Alors que Zucman et Gentiloni partageaient la scène à Bruxelles, Gramegna et Bettel parlaient devant l’OCDE, dont le Luxembourg assure actuellement la vice-présidence : « Construire un avenir vert et inclusif », « assurer un level playing field », « triple transition ». L’ancien secrétaire général de l’OCDE, Ángel Gurría, se vit remettre les insignes du grand officier dans l’ordre de Mérite du Grand-Duché de Luxembourg, tandis que son successeur, Mathias Cormann fut adoubé « constructeur de ponts » par Xavier Bettel. Gramegna profita de son séjour parisien pour rencontrer Pascal Saint-Amans, le Monsieur Taxe de l’OCDE. bt

Baubeginn für Radbrücke nach Belval

Es hat lange gedauert, doch nun ist es endlich soweit. Ende Juni soll Land-Informationen zufolge der erste Spatenstich zum Bau der Fahrrad- und Fußgängerbrücke zwischen dem Escher Stadtzentrum und dem Universitätsviertel Belval erfolgen. Die 1,2 Kilometer lange Brücke ist Teil eines zwei Kilometer langen Abschnittes, der später in den Vëloexpresswee (direkte Radwegverbindung) zwischen Esch und der Stadt Luxemburg führen soll. Der Abschnitt startet im Bereich des Boulevard Prince Henri, wo sich heute das Autohaus Losch befindet, verläuft zunächst unterirdisch und führt dann über eine Rampe auf die neue Brücke, die teilweise zwischen den Eisenbahngleisen und dem noch aktiven Arcelor-Mittal-Stahlwerk bis nach Belval reicht, wo sie am Hochhaus in der Nähe der Rockhal erneut an einer Rampe endet. Die 7,50 Meter hohe und zwischen 4,50 und 8,50 Meter breite Stahlkonstruktion wurde vom Architekten Jim Clemes entworfen und vom Ingenieurbüro TR Engineering geplant. Die öffentliche Ausschreibung für den Bau ging Land-Informationen zufolge vor etwa zwei Wochen an Félix Giorgetti. In diesen Tagen läuft die Einspruchsfrist ab. Bauherr ist die Straßenbauverwaltung, der Gesamtpreis liegt bei 36 Millionen Euro. Die Gemeinde Esch hatte seit über zehn Jahren den Wunsch nach einer direkten Verbindung zwischen dem Stadtzentrum und Belval geäußert. Die Planungen scheiterten aber lange Zeit an der Überquerung des Stahlwerks. Als Alternative zu einem Radweg und als Attraktion für die Europäische Kulturhauptstadt hatte der damalige LSAP-Schöffe Jean Tonnar 2016 Pläne zum Bau einer Seilbahn über das Stahlwerk vorgelegt, die nach dem politischen Wechsel in Esch/Alzette im Oktober 2017 jedoch wieder verworfen wurden. Schließlich konnte der grüne Verkehrsminister François Bausch dann doch eine Vereinbarung mit Arcelor-Mittal zum Bau einer Brücke finden und stellte die Pläne Ende 2019 öffentlichkeitswirksam vor. Bauschs Wunsch, im Rahmen von Esch 2022 Ausstellungen auf der Brücke zu veranstalten, wird aber wohl nicht in Erfüllung gehen. Das Bauwerk soll voraussichtlich nicht bis Ende 2022 betriebsbereit sein. ll

Nicht für alle viel

In Luxemburg ist das Durchschnitts-Bruttogehalt mit 64 932 Euro (Stand 2018) zwar das höchste in der EU, aber bei näherem Hinschauen falle das Bild differenzierter aus, so das Statec in seinem diese Woche publizierten Artikel Regards 10/2021. Denn entfallen auf die Finanzbranche 13 Prozent und auf Wissenschaft und Technik neun Prozent der Beschäftigung, sind das besonders gut bezahlte und mit zusammen 22 Prozent besonders gewichtige Branchen (dagegen in Belgien 8%, in Frankreich 11%, in Deustchland 9%). Was zum Teil dadurch kompensiert wird, dass in der Luxemburger Baubranche relativ wenig verdient wird, der Sektor mit elf Prozent Anteil an der Beschäftigung aber deutlich mehr Gewicht hat, als das im EU-Durchschnitt der Fall ist (5%). Nach Kaufkraft-Paritäten betrachtet, wird der Unterschied zwischen Luxemburg und dem Rest der EU kleiner: Nominal ist das Durchschnittsbruttogehalt in Luxemburg acht Mal höher als in Bulgarien, nach Kaufkraftparitäten nur drei Mal höher. Auch die Höhe des Mindestlohns relativiert sich dann: Nach Kaufkrafteinheiten entspricht der in Deutschland 90 Prozent des Luxemburger, der belgische und der französische 85 Prozent, beziehungsweise 82 Prozent. Auch ohne Kaufkraftbereinigung wird in manchen Branchen im Ausland mehr gezahlt als in Luxemburg: Im Bauwesen in Belgien etwa. Kaufkraftbereinigt wird in der deutschen Industrie im Schnitt mehr verdient als in der Luxemburger, desgleichen im deutschen und im belgischen Handel. Die Verteilung der Einkommen zwischen dem ersten und dem neunten Dezil ist in Luxemburg bei einem Verhältnis von 3,5 so hoch wie in Deutschland, aber höher als in Frankreich (2,9) und Belgien (2,6). pf

Bernard Thomas, Pierre Sorlut
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